Nombre d’équipage par avion​

Miniature article de blog nombre déquipage par avion
Vous n'avez pas le temps de lire ? Analysez cet article avec votre IA préférée.

Un avion commercial embarque entre 4 et 26 membres d’équipage selon sa taille et la durée du vol : 2 pilotes minimum côté cockpit, et entre 2 et 22 personnels navigants commerciaux côté cabine selon le nombre de sièges et de portes de l’appareil.

Ces chiffres varient selon le type d’avion, la compagnie et la réglementation européenne en vigueur.

Voilà ce que vous allez trouver dans cet article : des chiffres concrets, par type d’appareil, sans jargon inutile.

Points clés à retenir

  • La réglementation impose 1 PNC par tranche de 50 sièges sur les court et moyen-courriers (Embraer, Airbus A320, Boeing 737).
  • Sur les gros-porteurs à double couloir, l’article ORO.CC.100 de l’EASA exige désormais 1 PNC compétent par porte d’évacuation.
  • Le cockpit embarque toujours 2 pilotes minimum, quel que soit l’appareil ou la compagnie.
  • Au-delà de 8h30 à 9h30 de vol, un équipage de conduite renforcé s’impose : 3 voire 4 pilotes sur les ultra-longs courriers.
  • Les compagnies low-cost et traditionnelles appliquent les mêmes règles côté cockpit, mais peuvent différer côté cabine selon leur politique commerciale.

Combien de PNC sont obligatoires à bord selon le type d’avion ?

La règle de base, c’est simple : 1 membre d’équipage de cabine par tranche de 50 sièges passagers. C’est la réglementation européenne qui le fixe, et elle s’applique à toutes les compagnies opérant sous pavillon européen. Donc sur un A320 configuré à 180 sièges, le minimum légal est de 4 PNC. Pas 3, pas 2. Quatre.

Mais depuis l’entrée en vigueur des IR-OPS et notamment de l’article ORO.CC.100 de l’EASA, une deuxième logique s’impose sur les gros-porteurs à double couloir : il faut désormais au moins un personnel navigant commercial compétent par porte d’évacuation.

Autrement dit, la certification de l’avion lui-même peut dicter le nombre minimum de PNC à bord, indépendamment du nombre de sièges. Sur certains appareils, ce minimum est donc fixé par la configuration des issues plutôt que par le nombre de passagers.

La règle des 50 sièges : ce que ça donne sur un A320 et un B737

Prenons deux avions que vous allez croiser dans absolument toutes les annonces de recrutement : l’Airbus A320 et le Boeing B737.

Ces deux appareils constituent l’essentiel des flottes moyen-courrier en Europe. Un A320 standard accueille entre 150 et 180 passagers selon la configuration choisie par la compagnie. En appliquant la règle des 50 sièges, ça donne entre 3 et 4 hôtesses et stewards au minimum.

Un B737-800, configuré autour de 189 sièges chez Ryanair, exige lui 4 PNC réglementaires.

Contrairement à ce qu’on entend parfois, les low-cost n’embarquent pas moins de PNC que les autres : la réglementation impose un minimum d’1 PNC pour 50 passagers, quelle que soit la compagnie. Le seul cas où ce nombre peut être dépassé, c’est lorsqu’un PNC est en observation à bord — dans le cadre d’une formation ou d’un contrôle.

Pour tout savoir sur les spécificités du recrutement chez les compagnies low-cost françaises, jetez un œil à notre classement des compagnies aériennes low-cost.

La règle par porte sur les gros-porteurs : A330, B777, A380

Sur les avions à double couloir, la logique change. L’A330 dispose de 8 portes d’évacuation, ce qui impose désormais 8 membres d’équipage de cabine compétents à bord selon l’ORO.CC.100.

Le B777-300ER en possède 10, l’A380 jusqu’à 16. Sur un A380, l’équipage de cabine peut atteindre 22 PNC, dont un Chef de Cabine Principal et 3 Chefs de Cabine, une organisation à part entière, avec une hiérarchie et des zones de responsabilité distinctes.

Vous voyez la différence ?

Sur un A320 chez une low-cost, vous travaillez à 4. Sur un A380, vous évoluez dans une véritable petite organisation avec une hiérarchie propre et des zones de responsabilité distinctes.

C’est un environnement de travail radicalement différent, et c’est quelque chose que beaucoup de candidats PNC ne réalisent pas quand ils envisagent leur carrière. Si vous vous interrogez sur comment devenir chef de cabine, sachez que c’est précisément sur ces gros-porteurs que les postes d’encadrement se multiplient.

Ces chiffres côté cabine posent naturellement la question du cockpit : combien de pilotes sont aux commandes selon le vol ?

La réponse dépend moins du type d’avion que de la durée du trajet.

Combien de pilotes sont à bord selon la durée et le type de vol ?

La réglementation est claire sur ce point : tous les avions de ligne commerciaux volent avec au minimum deux pilotes, un commandant de bord (CDB) et un officier pilote de ligne (OPL).

C’est une exigence de sécurité non négociable, quel que soit l’appareil, la compagnie ou la destination.

Le syndicat national des pilotes de ligne (SNPL) le formule bien : les procédures sont intégralement conçues pour être exécutées à deux, et la présence du second pilote permet d’assurer un atterrissage en sécurité même en cas de défaillance de l’un d’eux.

Vols courts et moyens-courriers : le duo commandant de bord et copilote

Sur un Paris-Barcelone ou un Lyon-Amsterdam, vous avez exactement deux pilotes.

Le CDB et son copilote se partagent les tâches selon les rôles de Pilot Flying et Pilot Non Flying, définis avant le vol lors du briefing.

La durée d’un vol moyen-courrier reste en dessous des seuils réglementaires qui déclenchent l’obligation d’un équipage de conduite renforcé. Ce duo suffit amplement, et les temps de repos légaux sont respectables sur des rotations de quelques heures.

Vols long-courriers : quand et pourquoi un troisième ou quatrième pilote monte à bord ?

À partir de 8h30 à 9h30 de vol, chez Air France par exemple, la réglementation impose un équipage renforcé.

Concrètement, un troisième pilote, OPL ou CDB, rejoint l’équipage pour permettre des rotations de repos en vol.

Au-delà de 12 à 14 heures, un quatrième pilote peut être nécessaire.

Le B777, qui peut voler jusqu’à 17 370 km sans escale selon les versions, embarque ainsi jusqu’à 4 membres du personnel navigant technique sur les ultra-longs courriers.

Le principe est simple : deux pilotes sont toujours aux commandes, sauf pendant les phases de montée et de descente où les quatre sont présents dans le cockpit.

Pendant la croisière, les autres se reposent dans des zones dédiées.

Sur l’A380, qui peut accueillir jusqu’à 853 passagers en configuration haute densité, vous pouvez donc vous retrouver avec 4 PNT et plus de 20 PNC à bord, soit une équipe de près de 25 personnes responsables de la sécurité du vol.

Si vous vous demandez justement comment les pilotes dorment sur les vols longs courriers, c’est précisément ce système de rotation qui l’explique.

Cette organisation a des implications directes pour les PNC en long-courrier : les vols durent plus longtemps, les équipes sont plus grandes, et le planning d’une hôtesse de l’air sur ces lignes ressemble très peu à celui d’une collègue basée sur du moyen-courrier.

Deux métiers qui portent le même titre, mais qui se vivent très différemment au quotidien.

Et si vous visez ces postes, la maîtrise de l’anglais devient une exigence encore plus concrète sur des destinations internationales où vous échangez avec des équipes du monde entier.

Ce que ça donne en un coup d’œil selon le type de vol

Les chiffres varient sensiblement entre un vol Paris-Nice et un Paris-Tokyo. Voici un récapitulatif simple pour y voir clair :

Type de vol Appareils typiques Nombre de PNC minimum Nombre de pilotes Total équipage
Court et moyen-courrier A320, B737 3 à 4 2 5 à 6
Long-courrier standard A330, B777-200 8 à 10 3 11 à 13
Long-courrier ultra B777-300ER, A350 10 à 12 4 14 à 16
Très gros-porteur A380 jusqu’à 22 4 jusqu’à 26

Ces chiffres représentent les compositions réelles constatées en exploitation commerciale.

Les minimums réglementaires peuvent être légèrement inférieurs selon la configuration exacte de l’appareil et les choix de la compagnie, mais ce tableau reflète ce que vous trouverez sur la grande majorité des vols commerciaux en Europe.

Rémi Duchange

Rémi Duchange

Auteur
Rémi Duchange est cofondateur de SkySuccess, organisme certifié Qualiopi dédié aux futurs hôtesses de l’air et stewards, fort de près de 15 ans d’expérience dans l’aérien (PNC, chef de cabine, instructeur). Avec son équipe, il propose un accompagnement individuel et bilingue, avec ou sans CCA, pour atteindre le niveau B2/C1 en anglais : préparation aux certifications LILATE et Linguaskill, coaching recrutement personnalisé jusqu’à l’embauche, grâce à des partenariats avec une dizaine de compagnies aériennes. En 4 ans, SkySuccess a permis à plus de 1 000 élèves d’intégrer une compagnie aérienne.
Partagez la publication :

Articles connexes

Décollage imminent !

avion white right bottom.svg 2
avion secondary right bottom.svg 2

Ton avenir de PNC te tend les bras ! Avec SkySuccess, tu as tout pour t’accompagner vers le métier de tes rêves ! Embarque avec nous et réalise le rêve que tu mérites.

adobestock 225346650 1
+ 1000 élèves en compagnie
★★★★★ Basé sur 187 avis
Prépare ton anglais B2/C1. Réussis tes entretiens PNC & décroche ton contrat. C’est mon tour ✈️